Monday, December 18, 2006
Sunday, December 17, 2006
le pied d'estale

on vient au culte en ventilateur
couvert de plumes
qu'on laisse les courants d'air
déposer en désordre
au pied de la déesse
elle répond -à l'envers, au brouillon, en brouillard- à toutes les questions
à condition que ces prières chantées n'aient aucun sens, qu'elles soient de vrais mystères, comme on les aime, des crimes impunis, des rêves fous, des vapeurs
le pied d'estale enferme à l'extérieur tous nos secrets
Saturday, December 16, 2006
wind exhibit...
Et on ne m'invite pas au vernissage? Moi?
Je viendrai en ventilateur de luxe.
On ne verra que mes plumes.
C'est en cinglé clignotant qu'on se fait remarquer
Friday, December 15, 2006
winds
je suis le vent bleu
Tuesday, December 12, 2006
flashing nights
la nuit m'envoie la nuit pour couvrir la fuite des cauchemarsc'est elle qui fait les cauchemars, pas moimoi, je dors en somnambule, je marche sur le vent bleu de la lunevide, sans mémoire,heureux?imbécile?
Sunday, December 10, 2006
Friday, December 08, 2006
newsflash
Wednesday, December 06, 2006
cage(d)
la détenue
Tuesday, December 05, 2006
cage
la détenue, philippe pilato, décembre 2006
Sunday, December 03, 2006
Saturday, December 02, 2006
love without love (deconstructing love, continued)

L’Amour sans l’Amour
Complainte d’Echo, nymphe malchanceuse ?
L’amour à côté
Je ne sais pas plus aimer
L’objet direct que toi
Qu’est-ce que, chacun, nous aimons ainsi,
A côté de l’objet
Mais
A cause de lui ?
Et qu’est-ce qui,
En dehors des obstacles attendus de la convention - nos postes respectifs dans le temps et l’espace, qui ne laissent place qu’à des points de contact clignotants,
Qu’est-ce qui empêche l’amour de se faire ?
Objet indirect de l’amour.
Amour indirect du sujet.
La complémentation échoue…
Parce que…
Tu es…
Sur une…
Trajectoire…
Où je ne suis que par les boucles ma trajectoire à moi, moins urgente, plus ancienne, et donc plus paresseuse…
La même chose, au fond, que dans l’amour,
Mais en dehors des draps froissés de l’histoire
D’amour…
La même chose…
Par les bords des rencontres du hasard.
Le bord de ta main contre le bord de ma main,
Ma main serrée sur ton épaule au moment de la fuite de ton épaule :
J’enserre les oiseaux chauds enfermés dans ton épaule
Au moment où ton épaule s’enfuit.
Ton épaule n’est pas là autrement que parce que la situation l’y a mise.
Elle n’a pas voulu être là.
Elle n’a pas demandé à être là, dans l’attraction de ma paume…
Tu débouchais d’une volée de marches…
A bout de souffle …
Presque jeté contre moi…
Ton cœur en offrande, cherchant l’air et sautant comme un poisson agonisant au creux de tes mains…
Surpris… En plein vol… Atterrissage d’urgence… Imprévu… C’est pas comme l’amour, ça ?
Je pouvais tout prendre,
D’un coup.
Mais prendre quoi ?
Qui ?
Quelqu’un qui n’aurait pas dû être là ?
Croiser une trajectoire ?
Depuis des mois, je m’interdisais de poursuivre un objet aussi absent. Je laissais, en l’observant du coin distant de l’œil, la trajectoire se faire. Suivre son destin. J’attendais, comme pour le passage d’une comète, que le calcul des astrologues te ramène à nouveau vers moi à travers les méandres du cosmos. Une conjonction éphémèrement favorable des astres.
Et tu es venu.
La deuxième fois, on est mieux préparé à l’amertume de la déconvenue.
Sur la fièvre du cœur et l’incendie du corps s’est mise une couche acide, qui prévient.
On rêve encore de l’infaisable parce que le désir est plus bête et plus fort que la raison, mais on sait bien que rien ne sera facile.
Que rien ne sera comme on avait voulu la première fois.
La deuxième fois, tu avais changé.
Tu avais presque l’âge de l’amour.
Le droit de disposer de ta chair, de tes faveurs.
La deuxième fois, toi aussi, tu savais.
« Pourquoi moi ? », m’avais-tu dit au temps de notre préhistoire.
Plus jamais tu n’oserais poser cette question, qu’avec le temps et l’oubli la réponse avait rendue indécente.
Alors, ton retour était comme une fête, et j’ai plongé mes yeux dans les tiens pour boire leur lumière.
Et j’ai brûlé de ton sang au contact de ma peau contre la tienne.
Tu ne m’en voudrais plus.
Tu ne me soupçonnerais plus.
Rien ne serait perdu, ou volé.
Tout serait donné, sans raison, parce que c’était ainsi, toi près de moi, le désir plus fort que…
Entre-temps, nous pouvions aimer et travailler et rêver, chacun pour soi, chacun à un bout de l’univers.
Et dans l’oblique de nos rencontres, tout l’amour.
L’amour libéré des objets.
L’amour intransitif.
L’amour sans
Accord…
L’amour en terrain
Neutre.





