Friday, June 30, 2006

looking back in anger

je ne me retourne que pour cracher,
quand je suis sûr qu'un caprice du vent
va renvoyer sur moi
ce triste message de haine

Thursday, June 29, 2006

looking back...

pas de quartier pour ceux qui s'aiment,
pas de répit,
ni pitié, ni regrets:
une fièvre, qui ne sait pas se retourner, qui ne pense pas, qui ne cherche jamais à comprendre,
qui n'apprend pas,
une fièvre de cancres...
... elle apparaît et disparaît, dans les claquements de porte et les cris plaqués contre les murs ou dispersés au ciel par les courants d'air, elle est belle dans la colère comme dans le sommeil, aussi belle que si je l'avais rêvée, une statue de pierre agitée, gonflée de sang et d'impatience, une déesse folle...
à genoux dans les traces confuses de son départ précipité, je vomis mes prières...
aucun sens à l'amour autre que le sens unique de l'impasse...

Wednesday, June 28, 2006

looking at those weird photographs...

... si au moins j'étais vintage...

Sunday, June 25, 2006

give me the devil, any time...


le diable est un fumeur de cigares...

madam medusa








La mer sans les méduses…



La mer sans les méduses…
C’est comme…
C’est comme si…

Autrefois, tu sortais de la mer avec une méduse bleue sur la tête, ou accrochée amoureusement au creux de ton épaule…

Tu grimaçais un peu du baiser enflammé…

Tu ne me croyais pas quand je te disais qu’elles étaient mâles, attirées par les sucs de ta féminitude…

J’arrachais les méduses pour les rendre à la mer.
Je te frottais de sable.

Tu disais, Elles sont hermaphrodites, et je ne voulais pas.

Les méduses m’évitaient, il n’y en avait que pour toi.
C’était une preuve, ça, non ?

Je n’aimais pas que les méduses meurent.

Mortes, elles n’avaient plus de sens.
Plus de forme.
À peine un peu de gélatine écrasée contre les pierres, que la mer ne reconnaissait plus pour sienne.

On les mangeait quand même, parce qu’au désordre de l’amour, on était un peu japonais…

… Nos tartines de méduses, sucées au bord de l’eau, un côté chacun, jusqu’aux lèvres visqueuses de l’autre, avec du champagne, après des heures de nages contre le soleil et les pêches miraculeuses de tes cheveux, ou de ton épaule…

j’entrais sans peur dans la mer du matin, parce que tous les brûlots dérivants étaient pour toi.
Alors, c’était facile. Je te disais, N’aie pas peur, on peut nager !, et tu nageais, confiante, à cause de l’amour.

Jamais elles ne nous ont trahis.

Notre imagination courait sur le crépi doré des vagues, sans bornes, mais jamais nous n’aurions pu imaginer leur absence, quelque grève inopinée du peuple des méduses, une disparition des bancs, ou de ces isolées qui en aventurières cherchaient fortune au gré des plages où sont les amoureux.


J’étais jaloux surtout de celles, plus audacieuses, qui en voulaient à tes lèvres…

Tu disais encore, L’hiver, il n’y en a pas, et nos bains de Décembre aussitôt te prouvaient le contraire.

Elles étaient mes fleurs, mon hommage, le Graal de notre amour.

Elles étaient mes frères, légères, impalpables, écervelées, n’ayant d’autre programme que la langoureuse dérive.

Gluantes d’un désir fou, un désir de feu qui résiste à l’eau, un désir waterproof que l’eau et le sel excitent, au contraire, comme une blessure ouverte.

Une blessure de miracle qui ne saigne pas.

La nuit…

La nuit, sur le sable, quand la lune montrait aux étoiles curieuses le scandale de nos amours échouées, je suivais du doigt ou de la langue la trace sinueuse du baiser de mes frères, buvant par de microscopiques bouches l’inflammation du désir.

Et, plus tard, sous la joue d’un nuage pudique (les nuages des nuits de lune étaient nos voiles, nos tendres masques) … Plus tard, apaisée, presque guérie, mais charriant dans ton sang clair et pur les poisons de l’amour, tu buvais mon désir.

Quand il fallait dormir… Il y a aussi dans l’invisible des méduses un doux venin soporifique… Je ne rêvais que de toi, qui étais la seule pensée, le seul programme, la seule trace possibles… Toi nourrissant de somptueuses méduses captives aux robes mordorées, flottant dans des cages d’eau cerclée d’or sous-marin, l’or que donne la mer à ceux qu’elle apprivoise…

… Toi en Médée Méduse, enchaînant ma frivole inconstance à de puissants rocs émergés gardés par des vautours de mer…

Parce que de nage en nage, nuit après nuit, notre amour grandissait et menaçait de submerger le monde…

Parce que la mer s’enflait de rouleaux monstrueux à cause des bulles géantes de notre amour…

Parce que l’amour est insatiable, et qu’il n’y a jamais assez de fleurs…

Les méduses t’ont fait des bagues, des colliers, des bracelets, des diadèmes… Et la soif de ma langue de nuit n’était jamais comblée… Et ta soif ne finissait jamais…



… Je tremblais de froid dans l’eau noire.
La lune s’est masquée.
Plus rien dans le ciel.
Plus rien sur la mer.

Tu es sortie de l’écume du bord, tu as rampé sur le sable comme une tortue des Galapagos, et dans un creux tu as pondu l’enfant-méduse.
Dans la mer, le souffle inversé d’un trou noir les a toutes aspirées d’un coup.

Tu tendais la main vers moi en tentant de m’apercevoir dans l’encre opaque.

Je tendais la main vers toi.

La mer se resserrait autour de ma taille comme une ceinture de fer.




J’ai vu ton ombre, et l’autre, plus petite, serrée contre ton sein, se lever.

J’ai vu deux ombres tendrement unies s’éloigner vers le noir de la Terre.

british empire

depuis quelques jours, je mène, je me laisse mener par, une existence coloniale, faite de siestes et de tornades sèches.
pour me le prouver, je n'ai que cette sueur, qui mouille la racine de mes cheveux, et s'évapore avec les voiles de lin dans les courants d'air.

Saturday, June 24, 2006

an eye for an eye...


(autour d'un grand œil)
larmesperme
darbremaison
offerte
au baiser poreux
du parchemin



photograph copyright:valerie catala pilato

day tresse


what I do in daytime?
why d'you ask?

quand on est con...

... on ferme sa gueule de con,
on s'écrase,
ou alors on s'arrange pour se faire écraser par une rolls,
aplatir comme une limande
entre l'asphalte tiède et le ciel tombé d'un coup sur la ville avec le jour et l'été, deux idiots de service contre lesquels, malgré des records olympiques de connerie, on n'est quand même pas de taille.
puanteur garantie,
enfin un statut: invendable

une statue en à-plat sur l'asphalte moite de la rue du point du jour
je n'aime
non, le mot est exagéré,
l'amour est exagéré

je ne supporte que les images de luxe
quitte à mentir, autant le faire avec éclat

a burglar at petrossian's

ma connerie en tartines de caviar avarié sur le blog, tu aimes?
tu en reprendras bien un peu?
et encore, t'as rien vu
t'as pas vu ma gueule,
celle des grands jours

je traversais la rue du point du jour, quand

in the claws of miss nap, the treacheress...

je la hais... comme quelqu'un haïrait toute la beauté du monde... elle ouvre ses bras gantés de satin - autant dire nus, un cercle de brillants pour aveugler les marins ivres - sur la naissance profonde - presque douloureuse, une coupure à la dague entre des chairs gonflées de vie et de désir - de sa poitrine, d'où monte la poudre empoisonnée d'une essence rare - quelque fleur fatale cueillie dans les étages les plus rares de la forêt amazonienne; leur coeur multiple enferme des avortons de piranhas oubliés de l'évolution - la cruauté de piège de son rire envoie d'un coup sa tête et ses cheveux en arrière et ses yeux vers le ciel - ses doigts en serres de rêve sur la chair tendre de mes épaules, il faut... il faut être précipité... il faut, je dois... plonger... boire tout le poison... m'arroser d'essence... mes mains de voleur ont volé comme des corbeaux avides autour de sa taille... sa taille si fine... j'ai beau serrer... étrangler... elle s'amenuise... elle a... elle avait... promis, juré, dit...
je la hais comme la sieste qui promet tout et ne laisse rien qu'un peu de sueur sur le front au réveil...

rien - le jour - daysick

je déteste le jour, qui me le rend bien, plein phares dans ma sale gueule de jour, pour pas que je voie le chauffard, dès qu'il me voit en train de traverser, il fonce,
le jour m'écrase,
et revient me finir
en marche arrière;

au moment où la nuit vient ramasser mes restes,
bruit des pneus du jour qui tourne le coin de la rue du point du...

ce que je fais la nuit?


pourquoi tu me demandes ça?

Wednesday, June 21, 2006

valerie catala pilato

l'amour...

Lily a tout vu mais ne dira rien.

Ça avait pourtant bien commencé.
Par une rencontre.
Ils étaient tombés l’un sur l’autre, deux adorables catastrophes.
Dans la bataille, des éclats de bonheur étaient tombés tout autour d’eux.

C’est joli, le bonheur.
Il suffit de ramasser les éclats, et de s’y regarder.
On y est transformé. Méconnaissable. Jamais on n’a été aussi frais, aussi rose.
On s’échange les éclats aves des sourires béats, pour y regarder l’autre.

C’est joli, mais ça ne dure pas longtemps.

flashing lights...

parfois il disparaît... et revient...
normal
on clignote tous
ce qui est moins drôle, c'est quand ça s'arrête
une étoile de moins dans le ciel...
... tout le monde s'en fout,
personne les compte...

fashion statement

en gros dur à cuire je me trouvais pas très convaincant
qui allait m'acheter?
surtout que j'étais pas très frais
un peu trop d'heures de nage entre deux eaux,
cette variété olympique hors d'usage qu'on appelait la glauque, ou l'ondule...
putain, l'odeur...

climate change

dur d'être une limande
écrabouillée entre le lit puant de la Seine asséchée
et le ciel de plomb sulfureux;
c'est moi qui pue le poisson pourri comme ça?

head in the oven

ma joue contre le froid de la plaque
je regarde l'ombre luisante
on ne sait pas
elle
peut-être

ma main acrobate a beau tourner à fond ce putain de thermostat...
7... 10... 9500...
encore une facture en
souffrance?

image? mais de qui on se moque?


Référencement gratuit dans Vitavous.com
Mon Page Rank - Annuaire
Actimonde
annuaire francophone Actimonde. Partenaires Actimonde: Vacances Immeo - Immobilier en France locations vacances particuliers annuaire locations saisonnieres Annuaire Vacances Annonces Vacances
Annuaire Francophone
Guide Annuaire
Referencement gratuit Réferencement gratuit de ce site en 5 mn sur plus de 500 moteurs et annuaires Groupe de musique et partenaire de Variétés internationales Anniversaire de mariage Réservation billet Annuaire de france
annuaire gratuit
Annuaire kimiweb.net répertoire généraliste de ressources Internet L'Almanach de Fata Morgana. Annuaire gratuit sites perso et blog Vols Pas Cher - Voyages
Mon Page Rank - Annuaire